Jean-Christophe PARÉ

C’est en 1975, à presque 18 ans, que Jean-Christophe Paré intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Il y reçoit notamment l’enseignement de Serge, Solange Golovine et Raymond Franchetti. En septembre 1976, J.-C. Paré est engagé, sur audition, au sein du ballet de l’Opéra National de Paris. Il y découvre entre autres, l’existence du Groupe de Recherche Théâtral de Carolyn Carlson (GRTOP) qui lui permet d’entrer en contact avec une autre forme de danse. L’interprétation des ballets du répertoire, avec lesquels il fait ses premières armes en tant que soliste ( la Chaconne d’Orphée de Balanchine ; le Spectre de la Rose de M. Fokine ; Tybalt dans Roméo et Juliette de Y. Grigorovitch…) se double de la découverte d’autres œuvres plus ancrées dans la modernité (Auréole de P.Taylor ; Density 21,5 ou Slow, Heavy and Blue de C. Carlson…)

En 1981, au sein du Groupe de Recherche Chorégraphique de l’Opéra de Paris (GRCOP) dirigé par Jacques Garnier, J.-C. Paré vit de façon exceptionnelle la double aventure de la rencontre avec la danse contemporaine et de l’éclosion de ce qui sera nommé plus tard la « jeune danse française ». Il s’essaie également à la composition chorégraphique et, à la fin des années 80, aguerri à la pratique des répertoires classique et contemporain (G.Balanchine ; M.Béjart ; V.Bourmeister ; M.Cunningham ; L.Massine ; B.Nijinska ; R.Noureev ; R.Petit ; T.Tharp…) ainsi qu’au travail de création auprès de chorégraphes au sommet de leur art (L.Childs ; A.Degroat ; D.Dunn ; J.Garnier ; D.Gordon ; S.Linke ; R.Wilson…) et de jeunes traçant les premiers sillons de leur œuvre (K.Armitage ; D.Bagouet ; R.Chopinot ; M.Clark ; Ph.Découflé ; K.Saporta ; F.Verret…) J.-C. Paré se décide à poursuivre, en tant qu’artiste indépendant, une route qu’il souhaite plus diversifiée encore en expériences.

De 1990 à 2000, le quotidien de J.-C. Paré est celui d’un artiste polyvalent : danseur interprète mais aussi chorégraphe, enseignant, formateur pour le diplôme d’Etat de professeur de danse. La diversité de ses projets l’entraîne parfois dans des domaines étrangers à la danse (l’image du corps en milieu hospitalier psychiatrique) ou éloignés des sphères stables de la société (service pénitencier d’intérêt public).

Ces années de plongée plus intense dans la modernité sont aussi celles de découvertes ou retrouvailles avec des formes plus patrimoniales : la danse renaissance, les travaux pédagogiques d’Arthur St-Léon (1830), l’approfondissement de la pratique de la danse baroque. A cette époque, il commence également un travail de relecture et d’ajustement de son propre enseignement afin de mieux accompagner les danseurs dans leur quête du geste technique à habiter et relier à leurs questionnements artistiques.

Fin 2000, J.-C. Paré accepte la proposition de la Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacle (DMDTS) du Ministère de la Culture d’intégrer le service de l’inspection et de l’évaluation. Dès 2003, en accord avec sa direction, il concentre davantage son travail sur le suivi, l’observation et l’évaluation des enseignements artistiques. Ces missions dans le domaine pédagogique, le conduisent tout naturellement à postuler pour l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille, dont il prend la direction des études en février 2007.