HISTORIQUE

Dès son arrivée à Marseille en 1972, Roland Petit propose à Gaston Defferre, Maire de Marseille, la création d'une École Nationale Supérieure de Danse.

Janvier 1981 : le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing accorde aux Ballets de Marseille le label National. Le même jour, Gaston Defferre lui demande de s'engager sur le principe d'une École Nationale de Danse.

Mars 1982 : le Président de la République François Mitterrand inscrit parmi les grands projets de son septennat celui d'une École Nationale Supérieure de Danse basée à Marseille.

Avril 1984 : Le Maire de Marseille lance un concours national d'architecture.

Octobre 1985 : Parmi les neuf candidats présélectionnés le jury retient le projet de Roland Simounet.

1989 : Par délibération du 3 janvier 1989 et du 14 avril 1989, le Maire de Marseille Robert P. Vigouroux, fait inscrire le projet de l'École Nationale Supérieure de Danse parmi les cinquante dossiers prioritaires pour Marseille et choisit le parc communal pour l'accueillir.

1990 : Début des travaux.

1992 : Une Association de Préfiguration pour le fonctionnement de l'École est créée par les trois partenaires.

12 octobre 1992 : Ouverture de l'École aux élèves sous la direction de Roland Petit.

Septembre 1998 : La direction de l'École est confiée à Marie-Claude Pietragalla jusqu'en février 2004.

Décembre 2004 : Frédéric Flamand est nommé Directeur général de l'Ecole.

Le bâtiment conçu par Roland Simounet est inauguré le 12 octobre 1992 en présence de Monsieur Jack Lang, Ministre d'État, Ministre de l'Éducation Nationale et de la Culture, Monsieur Jean-Claude Gaudin, Président du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, Sénateur des Bouches- du-Rhône, Monsieur Robert P. Vigouroux, Maire de Marseille, Sénateur des Bouches-du-Rhône.

 

 



PARTI ARCHITECTURAL

Mouvement, équilibre, défi, liberté, joie

Courir, gravir, trépigner, dévaler, se presser, s'épanouir dans le travail, se détendre : étapes proposées pour un parcours vivant dans l'École Nationale Supérieure de Danse de Marseille. Comme un grand praticable, une rampe montant en pente douce mène au seuil de l'édifice, une cour intérieure surélevée, à ciel ouvert.
Regroupés, élèves et danseurs entrent dans le vestibule baigné de lumière, prolongé d'emmarchements. Deux escaliers de part et d'autre du porche, largement dimensionnés, à simple volée droite, répartissent élèves et danseurs et les attirent vers le niveau du rez-de-jardin.
Ici les élèves de l'École s'engagent dans leurs coursives périphériques, passant par leurs vestiaires, avant de rejoindre les studios qui leur font face.

Là, les danseurs de la Compagnie gagnent leurs vestiaires et leurs loges, installés dans le secret d'une large enveloppe courbe en abside du grand studio.
Pour eux, le mouvement se prolonge vers les niveaux supérieurs, où salles de repos, rampes douces et terrasses dallées s'articulent et se déploient en labyrinthe ouvert sur le ciel.

Le parcours vivant, actif, faisant alterner passages abrités et espaces lumineux, mène au coeur de l'édifice. Volumes apaisants des studios de l'École, d'une géométrie simple, baignés d'un jour diffus. Vastes nefs des grands studios, clos de hauts murs et rayonnants de lumière.
Au dehors, dans un grand travelling, réapparaît l'édifice, solaire, déployant ses volumesfortement structurés, équilibré par le mur de scène érigé, en forme de signal. Mouvement, rythme,harmonie, formes, justes réponses pour ce lieu
voué à la Danse.

Roland Simounet